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APPRENDRE À DESSINER

Tout dépend des notions que l’on met derrière ces mots :

D’emblée l’écriture et le dessin comportent dans l’imaginaire collectif une notion de talent inné, « On l’a ou on l’a pas » « On est doué ou non » « Ca ne s’apprend pas »… Sans compter une notion quasi surnaturelle : « le dessin, c’est magique ».

Ensuite, l’écriture ou le dessin sont intimement liés à la personnalité de chacun, ce que l’on couche sur le papier, c’est d’abord soi-même. Il est donc illusoire pour une école de vouloir enseigner une manière, des gestes, des harmonies de couleurs, un ton de récit sans orienter peu ou prou le style des étudiants…
Alors, mission impossible ?

En fait, l’ « écriture » et le « dessin » dans la bande dessinée et de façon plus globale dans l’image séquentielle, regroupent plusieurs domaines spécifiques qui ne sont pas liés à la personnalité, mais à la communication visuelle.

Ici, nous commencerons par séparer trois domaines bien distincts :

Le scénario qui regroupe les notions de sujet, d’histoire, de stratégie narrative, de dialogues, de rythme, de pagination, etc…

La mise en scène qui est la façon de transcrire en plans, en cadrages, en ellipses, les intentions du scénario.

Le dessin qui est avant tout un système de représentation graphique, c’est à dire : des traits, des couleurs qui « disent », qui « racontent », qui « représentent des personnages et leurs expressions », des décors, des ambiances…

Quand ce système a une certaine homogénéité, on parle alors de « style ». 

Alors oui, apprendre à écrire, à dessiner devient possible, car cet apprentissage se détache du style, de la personnalité pour s’intéresser d’abord à la « lisibilité » d’une histoire et ou d’un dessin, et vérifier si les intentions narratives de l’auteur sont effectivement allées jusqu’au lecteur.

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