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Formation BD à distance
Formation à distance par modules thématiques, adaptés à votre rythme, module pour scénariste
| Gare à la Spatule !!! Portrait d'une étudiante sur le départ: Anne Renaud |
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| interviews - interviews | |||
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Attends Anne ! Pas si vite ! Wololo...
Anne Renaud, 40 ans, est mathématicienne. Un bien beau métier, qui fait quand même un peu peur, mais qui reste manifestement compatible avec la science des petits mickeys... Anne était une étudiante dynamique et motivée, on se demande même où elle trouvait le temps de faire encore de la randonnée, du théâtre, de lire et de rêver... Mais c'est ainsi, les Suisses n'ont peur de rien, c'est connu ! A la sortie de l'AtelierBD, donc, petit portrait d'une étudiante qui a monté sa propre maison d'édition...
Bonjour Anne ! Tu viens de finir une formation à l’AtelierBD : depuis quand étais-tu inscrite ? Qu’est-ce qui t’avait motivée à t’inscrire ? Quels étaient tes objectifs pour cette formation ?
J’ai suivi le cycle mixte durant l’année 2007, c’est-à-dire 9 week-ends à Strasbourg et un exercice à distance par mois. Je cherchais depuis quelques temps à évoluer, trouver des partenaires de discussion, chercher des réponses à mes questions, mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. Cours de dessin ? Contacts avec des pros ? Je ne trouvais rien de très convainquant. J’allais de temps en temps sur le site de l’AtelierBD pour voir le conseil du jour mais la formation à distance ne m’attirait pas vraiment. Trop besoin de parler et échanger. Et c’est alors…. que la formation mixte est arrivée ! Pile poil au bon moment. Après quelques hésitations pour des questions d’organisation (week-ends à Strasbourg, temps à disposition pour faire les travaux, etc.), je me suis lancée ! Pas de doutes, c’était le bon choix.
Comment juges-tu aujourd’hui la formation que tu as reçue ? (progrès, difficultés...) Sur quoi as-tu essayé de travailler en particulier ? (scénario, dessin, découpage....)
Je pense avoir fait de gros progrès, surtout en dessin. J’ai aussi eu une vraie prise de conscience sur plusieurs facettes de la bande dessinée. Je savais bien que l’éventail était très large : dessin, narration, découpage, mise en scène, encrage, couleurs, etc. Mais c’est pendant cette année que je l’ai vraiment compris en profondeur. L’année était intensive et j’ai avalé des tonnes d’informations dans tous les domaines. Tout n’est pas encore digéré. Chaque exercice mensuel était un vrai défi pour moi. J’ai aussi eu des moments de doutes sur mes capacités mais l’envie de raconter reprend heureusement le dessus.
Peux-tu nous dire en quelques mots quel a été ton parcours professionnel et artistique ?
Mon parcours professionnel est celui d’une pure scientifique. La bande dessinée est venue sur le tard. Adolescente, je dessinais des mains et des trucs abstraits dans un cahier et sur de vieilles armoires. J’ai aussi fait une ou deux mini-histoires sur les gens de la famille dans un dessin super simple et maladroit. Rien de très suivi. On peut dire que j’ai vraiment commencé la BD avec Dessus-Dessous, 46 strips avec des pingouins sur une banquise. Mon moteur était l’histoire. Le dessin ramait derrière. Quelques années plus tard, j’ai recommencé une deuxième histoire, puis une troisième. Le virus était attrapé. Avec le cours de l’AtelierBD, j’ai maintenant fait encore un pas en avant.
Parle-nous de la petite maison d’édition que tu as créée, La Spatule : quand est née l’idée ? Pourquoi ce nom ? Quel était l’objectif ? (auto-édition ?) Quel succès cette initiative a-t-elle rencontré ?
La Spatule est une belle histoire partagée avec mon compagnon Jacques. Elle a été créée en 2005 dans le but de faire partager mes BD et recueillir des remarques, conseils et critiques. Le nom s’est imposé par lui-même. Avec une spatule, on peut concocter de bons petits plats. On peut aussi peindre. Le nom sonne bien et les gens s’en souviennent. Tout pour plaire. On a commencé par créer un site (www.laspatule.ch) et éditer les deux BD existantes à l’époque. Rien que cela a déjà été une aventure. Il m’a fallut ensuite digérer les réactions ou non-réactions des gens. Pas si facile mais finalement très formateur ! Nous avons fait un stand dans un petit festival, ce qui a permis de voir les réactions et discuter avec les personnes du domaine. L’idée des mini-livres gratuits à télécharger et construire soi-même est venue un peu plus tard. Elle permet de faire des petits projets à mettre sur le site et d’expérimenter toutes sortes de choses. C’est aussi pour moi l’occasion de travailler en tant que dessinatrice sur les scénarios de Jacques.
Comment vois-tu ton avenir dans le monde de la bande dessinée et de l’illustration ? Et pour « La Spatule » ?
Je pense que je vais continuer à fonctionner en passionnée non professionnelle. Le cours à l’AtelierBD étant fini, j’ai du temps pour reprendre mes projets personnels. Nous sommes aussi en train de discuter d’un remodelage du site de La Spatule et d’une participation à un festival cet automne. L’important pour moi est de faire des choses qui me plaisent, à un rythme viable, et de les partager. Je me donne des objectifs pas toujours simples à atteindre mais j’essaie d’éviter de rentrer dans une logique de stress et de pression trop forte.
Voici un exemple de travaux réalisés dans le cadre de la formation à l'AtelierBD. Qu'en dis-tu ?
Les deux images ont été faites dans le cadre de l’exercice « realist or not realist ? ». L’idée était de choisir une situation de marchandage et de faire deux illustrations pour expérimenter les représentations graphiques: une très réaliste et une pas du tout réaliste. Il y a là un dessin préparatoire fait dans un carnet de croquis et la version hyper réaliste. Je me suis poussé pour la version hyper réaliste car je me sens mieux dans des dessins moins fouillés. Finalement, j’avais aussi eu du plaisir dans ces bouteilles. Cet exercice et son corrigé m’ont sensibilisé au fait que l’on peut jouer avec le trait pour donner de la profondeur à une image. Cette image est assez plate car le trait est le même partout. Des traits plus marqués devant et moins marqués derrière auraient rendu l’image plus vivante. En revoyant ces images maintenant, je note aussi l’importance de laisser le trait vivre. J’ai l’impression que le dessin préparatoire est beaucoup plus vivant car le dessin est plus libre. L’encrage figé a un peu détruit l’atmosphère de la version hyper réaliste. Je fais plus attention à cela maintenant.
Le mot de la fin : un conseil pour dessiner joliment de belles histoires, rester mince, devenir riche et célèbre ?
Bien sûr que j’ai des conseils. D’ailleurs, ils sont garantis 99 ans avec un taux de réussite de 100%. Pour en profiter, il suffit d’envoyer un chèque à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. (entrée en matière à partir de 1000 euros) !
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