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Voici les planches de l’édition du festival 2006 de Colomiers, elles sont commentées par différents intervenants Laurent SIEFER, Sylvain-MOIZIE, Frédéric Pontarolo, Bruno Canard et Mickael Allouche.

Les Lauréats de ce concours sont :

Dans la catégorie 13-17 ans : Aurélien Cantou, Clément Vuillier et Romain Pujol

Dans la Catégorie 18 et plus : Florian Moreau, Frédéric Langout et Samuel ROUX

Le concours 2007 vous demande d’adapter le texte de la chanson de Claude Nougaro : Bozambo

pdf Concours Colomiers 2007 1.10 Mb

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Bonjour Aurélien,

Je viens de recevoir les deux pages que tu as réalisées pour le concours de Colomiers. A l’évidence tu possèdes déjà beaucoup de
techniques, un bon coup de crayon, et un réel talent pour raconter.
Le sujet proposé par le festival imposait une contrainte qui n’était pas évidente. Tu as su la gérer avec brio, et humour, c’est une grande qualité qui n’est pas donnée à tout le monde.
Mon analyse sur ton travail se répartira en quatre parties. La première concerne le dessin, la deuxième la mise en scène (cadrage), la troisième la narration, et pour finir ton histoire.

Le dessin : Tu as un style déjà très personnel pour ton âge, tes systèmes de représentations, c’est-à-dire la manière dont tu représentes les choses (visages, expression, attitudes, etc.), sont pour la plupart déjà au point.

Ton dessin, lorsque je l’ai vu pour la première fois, m’a fait penser tout de suite à ce qui ce fait dans ce qu’on appelle la « Nouvelle Bande Dessinée », où l’on retrouve des gens comme Sfar, Blain, Duchazeau etc. que tu connais sûrement déjà. Ceci est dû en partie à la gestion de ton noir et blanc et au type de graphisme  que tu utilises, qui nous montre un dessin qui se veut spontané et qui joue avec les accidents. En somme, ton dessin a quelque chose de très vivant, d’expressionniste, c’est donc pour moi cette particularité, cette qualité qu’il te faudra faire évoluer, et qui te permettra sûrement un jour de devenir auteur de Bande Dessinée.

D’un point de vue purement technique tu t’en sors bien : il n’y a pas dans ton dessin de défauts majeurs, même si on aurait aimé voir plus de décor. Ton personnage, monsieur Réflexion, est bien animé, et surtout très identifiable d’une case à l’autre. C’est une chose difficile à faire en Bande Dessinée, beaucoup de dessinateurs en herbe ont du mal à représenter leur personnage dans des attitudes et positions différentes. Pour conclure cette première partie, je dirais que dans ton dessin tout est déjà en place, il faut maintenant que tu fasses des pages de Bande Dessinée le plus souvent possible pour faire évoluer ton trait, et tes systèmes de représentation. Fais également beaucoup de croquis d’après nature, de gens, de décors, d’objets, cela enrichira ton dessin, affinera encore ta technique, et élargira tes possibilités de représentation.

La mise en scène : La mise en scène, c’est la manière dont on dispose  à la fois des personnages et du décor au service d’une idée, d’un propos. L’absence quasi de décor dans ton histoire, fait que tu centres ton récit sur les personnages qui le composent. Cette technique permet surtout de s’attacher plus rapidement aux personnages, et de les suivre dans leurs réflexions. Je trouve que l’originalité de ta mise en scène se situe là, car en plus ton personnage est en mouvement, il vole, il marche, tu joues avec un espace.

La narration : Will Eisner, auteur de Bande Dessinée Américain, définissait la Bande Dessinée comme un art séquentiel, l’art de l’ellipse. L’imaginaire du lecteur se situe entre deux cases, c’est lui qui fait le lien « temps » entre chaque case.  C’est de là que découle la qualité de lecture et chez toi, l’histoire se lit à peu près sans accroc. La plupart des moments que tu choisis de montrer pour raconter en image, sont les bons. Sur l’ensemble tes ellipses sont assez courtes, ce qui apporte du rythme à la lecture, mais aussi beaucoup de cases à dessiner. Pour moi tu t’en es vraiment bien sorti, car tu arrives sur seulement deux pages à raconter beaucoup de choses, qui plus est dans des endroits différents.

l’histoire : Tu as opté pour un récit humoristique, et fantaisiste. Ton histoire répond bien à la contrainte du thème imposé. Tous les ingrédients de ton histoire permettent un récit à multiples rebondissements, où les dialogues apportent du crédit et de la vie à tes personnages. Tu as opté pour un système simple mais très efficace, puisque ton récit utilise un principe de quête, où ton personnage est à la recherche d’une idée. Le rapport entre le monde réel du dessinateurs, et le monde fantasmer de Mr Réflexion, se répondent bien et font que la chute de ton histoire fait mouche à la lecture.

Voilà, en te souhaitant pleins de bonnes choses pour la suite,

Laurent  SIEFER

{tab=Vuillier}

Bonjour Clément,

Je ne sais pas quel est ton âge, ni ne connais ton parcours, mais il est certain que ces deux planches nous proposent déjà quelque chose d’assez solide pour (sans doute) quelqu’un d’assez jeune.
Tout d’abord, parlons un peu de l’aspect graphique général…

Tu as choisi de travailler en noir et blanc, plus précisément au trait accompagné d’un système de hachures. S’il s’agit là d’une technique assez classique utilisée régulièrement en BD, elle n’en n’est pas moins une technique rigoureuse et qui demande une organisation assez carrée de la pensée et des choix que l’on va faire.

Evidemment, dans ce cas là on ne possède pas la couleur pour mettre en valeur certaines choses de l’images, ou bien en atténuer d’autres dans le but de rendre les images plus lisibles, et l’on doit se débrouiller avec comme seules valeurs le blanc, le noir et les gris optiques créés par le système de hachures.

Dans ton cas, on voit rapidement que tu t’en sors plutôt bien car tes planches et tes images sont toutes suffisamment lisibles pour qu’on lise ces deux pages sans jamais buter sur quoique ce soit.

Rappelons juste à quel point ce qu’on appelle la « lisibilité d’une image », c’est-à-dire sa capacité à être déchiffrée, comprise par un lecteur, est importante. Elle est importante à double titre. D’une part, il faut qu’une image narrative, une image qui raconte, fasse son travail correctement :), et que même sortie de son contexte (une planche de BD), isolée des autres, elle soit comprise et bien interprétée par celui qui la regarde.

D’autre part, la BD étant une suite d’images racontant une histoire et créant un rythme, il ne faut pas que ce rythme soit cassé par une image qu’un lecteur ne comprendrait pas et qui l’obligerait à s’arrêter un certain temps pour la déchiffrer. Bien sûr, en BD on peut techniquement le faire, contrairement au cinéma où l’on ne peut pas s’arrêter, mais ce n’est franchement pas souhaitable et il faut donc avoir en permanence ce souci de lisibilité en tête. Comme je le disais, rien de tout cela chez toi, les images sont lisibles dans tous les cas, suffisamment pour que la lecture de l’histoire se déroule sans encombre. Je dis « suffisamment » parce qu’évidemment, les choses sont toujours « améliorables ».

Par exemple, ta première image… Comment pourrait-elle être améliorée ?
Cette vue en perspective pour commencer l’histoire est un très bon début. Non seulement chapeau pour réussir une perspective complexe qui donnerait du fil à retordre à pas mal de monde ! Chapeau aussi pour ton choix de commencer par une grande image qui permet d’installer le lecteur dans ton histoire et qui situe le point de départ de manière efficace.
D’une manière générale, une grande image met plus de temps à être lue, elle représente en quelque sorte « plus de temps écoulé » qu’une image plus petite, et commencer par ça me semble toujours être une bonne solution, sauf évidemment si on choisi intentionnellement d’avoir un début d’histoire très rapide.

Pour cette image, je conseillerais par exemple de mettre un peu plus en valeur ce qu’il y a à voir d’important, c’est-à-dire la table en bas de l’image, table autour de laquelle se déroule l’action qui va suivre. Pour mettre en valeur un élément, on peut utiliser plusieurs moyens, dont la composition de l’image et la lumière.
Par exemple, on pourrait imaginer que cette table se trouve au centre de l’image et que toutes les lignes fuyantes de la perspective partent de la table. De cette manière, toutes les lignes droites mènent l’œil vers la table et la met donc en valeur. Autre possibilité : utiliser les valeurs dont tu disposes. En décidant de choisir le blanc pour la table et pour la table uniquement, tu en fais l’élément le plus voyant de l’image. Ce qui veut dire qu’il ne faudrait pas qu’il y ait de blanc ailleurs, mais uniquement des gris et des noirs. On peut facilement imaginer que dans ton image, les hauts des murs soient plus sombres qu’ils ne le sont, facilitant ainsi le repérage de la table par l’œil du lecteur. Tu l’auras compris, de tels procédés permettent de faciliter la lecture en orientant le lecteur en quelque sorte.

Toujours au niveau du graphisme, on peu parler de tes personnages, ces fameux neurones qui parfois semblent nous avoir quittés.
 On peut remarquer que tu les traites différemment selon les images.

Parfois tu utilises des hachures pour leur faire des ombres (images 2 et 3 de la page 1), parfois non (images 1 et 5 de la page 2). Comme dans les deux cas les personnages sont dans le même environnement, et qu’ils sont donc soumis à la même lumière, on peut en conclure que ces changements sont en fait des changements de graphisme, comme s’il y avait deux façon de représenter une même chose.

Pour être plus clair, c’est comme si dans une BD en couleur, un même personnage était une fois mis en couleur en aplat (genre Astérix) et une fois en relief (genre Bilal). C’est ce qu’on appelle, de manière un peu barbare !, le SGDR (Système Graphique De Représentation). Et il vaut mieux que ce SGDR soit cohérent, c’est-à-dire que tous les éléments des images soient représentés de la même façon. Cela implique d’une part d’avoir conscience de son dessin, d’autre part de le conserver du début à la fin d’une histoire. Si on choisi un style réaliste, il faut que tout soit réaliste (personnages, décor), si on choisi un style caricatural, il faut que tout le soit. Dans ton cas, c’est un petit détail, mais il faudrait normalement que tu choisisses soit de faire des ombres aux personnages, soit de ne pas en faire.
En regardant tes images, le choix me parait assez évident puisque les images où il n’y a pas d’ombres sur les personnages me paraissent plus lisibles que les autres. Le personnage de l’image 1 de la page 2 par exemple est extrêmement lisible, d’autant plus qu’il est mis en valeur par le gris foncé derrière lui, et on se dit qu’il n’y a donc pas besoin d’ombres, et que ces ombres viendraient même compliquer la lecture qu’on fait de ce personnage. Si tu as utilisé des ombres par moment, je pense que c’est pour faire ressortir les personnages lorsqu’ils se trouvent sur un fond blanc, n’est-ce pas ?…Tu as dû te dire que des personnages blancs sur un fond blanc, on n’allait pas les voir, forcément ! Eh bien ce n’est pas sûr, parce que le trait de contour des personnages peut suffire pour qu’on les distingue. Mais si toutefois on veut vraiment les démarquer de ce fond blanc, eh bien rien n’empêche de faire ces personnages… noirs ! Eh oui, car dans ce cas, on n’interprètera pas ce noir comme un changement de couleur du personnage mais simplement comme une façon de le détacher du reste, justement. Tu peux d’ailleurs faire des essais sur une feuille de calque posée sur ton dessin original, noircir le personnage de la troisième image de la page 2 par exemple, et voir si le résultat est concluant ; normalement, il devrait l’être… Et d’ailleurs, tiens !, c’est quasiment ce que tu as fait dans la toute dernière image de ton histoire, et ça fonctionne très bien.

Enfin voilà, ce sont juste des petits conseils pour l’avenir et qui je l’espère te permettront d’explorer certaines pistes. Je trouve que ton dessin possède déjà une certaine élégance qui devrait s’affiner avec le temps, je suis assez curieux de voir ce que cela pourrait donner à long terme.
On sent également une certaine maîtrise de l’utilisation des plans et des cadrages (remember la première case !), ce n’est jamais figé comme on peut souvent le voir chez un jeune dessinateur mais tu utilises une palettes assez large de cadrages, ce qui donne du mouvement et de la vitalité à la narration.

Pour le découpage de ton histoire, là non plus il n’y a rien de problématique, on peut dire simplement que cette histoire est bien racontée, simplement et efficacement. Les images s’enchaînent très bien, les pages sont bien équilibrées, tout cela crée une narration fluide et juste.

Je ne trouve même pas un petit défaut à relever, zut alors ! 🙂 Non, vraiment c’est très très bien. L’histoire elle-même est plutôt réussie et drôle, cette réunion de neurones désespérément sans idées reflète bien ce qui peut se passer dans notre tête certains jours et la difficulté cruelle à trouver des idées neuves ! Mais… pourquoi ne fument-ils pas en plus de boire, nos p’tits neurones ?! Est-ce que le cerveau serait devenu lui aussi une zone non fumeur ?! Argh ! 🙂

Un dernier petit point de détail et qui concerne les bulles : au début, on a tendance à sous-estimer l’importance graphique des textes et des bulles en se disant que, bah, ce ne sont que des textes et pas du dessin.

Pourtant, les bulles sont des éléments graphiques de l’image au même titre que le reste, et il faut y faire attention car ils sont lus comme un élément de l’image, et il est donc important qu’ils soient bien lus pour ne pas ralentir la lecture, selon le principe dont je parlais avant. De plus, ces bulles peuvent raconter bien plus que ce qui y est écrit.

Par exemple, un texte plus gros que les autres signifie en général que le personnage crie. A l’inverse, un texte plus petit que les autres peut signifier que le personnage chuchote; et la forme même des bulles peut participer à la narration. Imaginons par exemple qu’un homme veuille déclarer son amour à une femme. Mais il est timide, il bredouille, la phrase « Je t’aime » n’arrive pas à sortir de sa bouche, il dit juste « Je… heu…Je… ». Alors pour faire comprendre au lecteur ce qu’il veut vraiment dire, il suffit de mettre ces quelques mots « Je…heu…Je… » dans une bulle en forme de cœur, et hop le tour est joué ! La femme dans l’histoire ne comprend pas ce que l’homme veut dire, mais grâce à la forme de la bulle, le lecteur, lui, comprends très bien. Bref, il faut soigner les bulles sur le plan technique : la typographie doit être régulière (ce qui n’est pas facile je te l’accorde), les interlignes doivent être réguliers, les textes ne doivent pas toucher les bords des bulles, il faudra que tu fasses attention à cela à l’avenir; et en plus ce domaine peut devenir un champs de recherche ludique !

Tu le vois, la BD est un monde complexe et riche dans lequel il y a plein de choses à faire, et tu possèdes déjà pas mal d’outils pour t’y engouffrer et t’en donner à cœur joie ! On attend donc de te voir prochainement nous offrir d’autres choses de la même qualité, sincèrement.

Fred PONTAROLO.

{tab=Pujol}

Bonjour Romain,

Félicitation pour ces deux planches étonnantes qui explorent avec humour les mystères de l’inspiration.

Il s’agissait de reconstituer de manière imaginaire les phénomènes psychiques qui suscitent la création… mettre en scène le travail intérieur qu’ils impliquent.
Tu fais preuve d’une bonne maîtrise de la narration malgré quelques légers problèmes de lisibilités tout à fait anecdotiques.
C’est limpide, le passage de case en case se fait sans difficulté, les cadrages sont tous appropriés et la mise en scène retranscrit efficacement les actions.
Bravo aussi pour le design de ton perso, simple et expressif.

Analysons ton travail de plus près.

Planche 1

Le décor est sans ambiguïté, nous sommes toute suite dans le sujet. Une lampe de travail, un bureau et un fond évoquant la chambre de l’enfant.
Le fond, sans réelle importance narrative, pourrait être moins chargé, dans des couleurs plus monochromes afin de recentrer le regard sur le premier plan.
Le bras de l’enfant ( essentiel dans cette case) est difficile à comprendre spontanément. Eloigne le légèrement de son visage pour mieux le mettre en évidence.
Quant aux bulles, attention à ne pas trop les diluer dans le dessin ( l’ampoule doit être au centre d’une bulle plus large).

Les trois cases suivantes sont riches graphiquement, tout à fait saisissantes. Le glissement du doute à la contrariété fonctionne bien  ( les yeux en c4 et c3 sont trop semblables). Suite à l’accumulation des petites cases précédentes, la taille et l’énergie de la C5 accélèrent  parfaitement le rythme narratif. ( la bulle est trop isolée pour ce qu’elle exprime. Tu pourrais en ajouter une autre en bas à droite, symétrique à la première).

C6 La bulle est trop petite pour ce crâne (  teinte le légèrement pour lui donner plus de présence).

C7 Une grande case pour changer de décor, laisser le temps au lecteur de s’y habituer, et ralentir le rythme du premier strip. Les couleurs sont un peu trop brutes. Collines et crayons du dernier plan , une fois éclaircis,  enrichiraient le décor d’une perspective atmosphérique.
La chute sous la c6 se lit bien. Et félicitation pour la répétition du crâne. Ce genre de clin d’œil plutôt gratuit qui ne disperse pas les informations essentielles, permet de lier plus facilement les scènes entre elles, et surtout stimule la lecture de l’image.

C8 bulle toujours trop mal gérée.

C9 idem … Le cadrage fonctionne bien suite au grand plan précédent.

C10 C11 Les collines doivent se suivre sur les trois cases, pour éviter une cassure inutile avec la c9. Les dalles ne pourraient-elles pas suggérer les métiers de l’image ( gomme etc…) ?

C13 Le volume du socle serait mieux perçu en fonçant l’une de ses facette. La main tapotant l’œuf doit être plus visible pour comprendre la scène.

C16 L’œil est parfait, mais la clef vraiment trop petite et trop proche de son visage. Essaye de mieux détacher les éléments pour plus de clarté.

Planche 2

C17 Joli cadrage et les yeux du personnages sont ensorcelants. La case est plus petite que les autres. C’est un choix intéressant, mais ton parti pris n’est pas assez affirmé : réduit la plus franchement.

C18 C19 C20 Pas de commentaire, le lecteur prend part à cette course effrénée. La longueur de la C20 est trop aléatoire. Il faut essayer d’harmoniser tes planches : ici elle devrait prendre la dimension des deux cases cumulées du dessus.

C21 Décidément aucun problème quant aux attitudes et expressions de ton personnage. C’est un point fort. Si tu décales ton héros, le crayon sera plus lisible, et donc le message plus facile à comprendre.

C22 Pas très clair…

C23 Je n’ai pas compris toute suite cette scène pour deux raisons essentielles : Vu de dos, on ne le voit pas dessiner ( le crayon est masqué). La pelle devrait restée couleur sable, voir sensiblement teintée.

C28 la lumière émergeant du coffre est un peu pâle pour imaginer le trésor qui l’attend.

C30 la main coupée dans la bulle est très maladroite. Pour contourner le problème du manque de place, tu pourrais éventuellement ajouter quelques petites bulles entre son visage et la case précédente, qui aurait du coup une double fonction narrative. Enfin sa langue exprimant la joie, est assez difficile à percevoir.

En conclusion, c’est un travail très aboutit et efficace aussi bien sur le dessin que sur le découpage. Un grand bravo.
Tu fais preuve de bonnes capacités graphiques et narratives.
Quelques petits détails auraient pu être améliorés, mais c’est souvent assez anecdotiques.
Je t’encourage à continuer dans ce sens pour faire partager ton plaisir évident à raconter tes propres histoires.
Merci pour ces deux planches.

Mikhael ALLOUCHE

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