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Intrigue ou personnage ?

CA Y EST !
Vous vous lancez !

Vous allez raconter votre histoire, vous avez eu un déclic en regardant un reportage sur les indiens du Guatemala, vous avez un thème fort qui vous tient à cœur et vous avez même quelques idées de scènes, quelques idées de personnages…
Maintenant, vous êtes prêts, vous attaquez !

Mais par où commencer ?
Vous cherchez une intrigue ou vous partez d’un personnage ?

Les deux “écoles” existent, et ce n’est pas nouveau !

Déjà Aristote proclamait : Le personnage, c’est l’action! En effet, pour lui, l’homme n’existe que par ses manifestations, par ses actions…
Par action, il faut entendre toute manifestation qui se traduit par une progression, un changement, un retournement, une surprise dans l’intrigue. Une action n’est pas forcément une bagarre au couteau sur le sommet d’une cathédrale par une nuit d’orage en attendant le retour des morts vivants !
(une simple réplique peut bouleverser tout un film… et toute une salle !)

Actions et personnage sont étroitement imbriqués. L’action existe parce qu’un personnage la provoque, le personnage existe par les actions qu’il produit !

Lorsqu’on place l’action avant le personnage, le personnage devient l’instrument au service de l’action … C’est courant dans les films à grand spectacle type Hollywood.
Le problème, c’est que bien souvent, pour les besoins de l’intrigue, le personnage agit “comme ceci ou comme cela” au fil des rebondissements prévus, et au détriment de son profil psychologique qui finit par se réduire à l’épaisseur d’un papier cigarette !
Le Personnage en tant que tel est secondaire, il est le produit de l’intrigue.

Dans ce cas, l’élaboration du personnage est faite en fonction des péripéties.

Par exemple:
“Pour que le rebondissement final fonctionne, il faut que le frère de Jessica aille casser la gueule de son mari” admettons …
Oui mais, si pour les mêmes besoins de l’intrigue, le dit -frère- doit également être un vrai poltron juste deux scènes auparavant ?
Que faire alors ? Laisser la situation au détriment du personnage, changer la situation pour coller au personnage ?

Lorsqu’on place le personnage au centre de nos préoccupations, on lui construit un passé, un caractère, une vie bien déterminée …
Du coup, on se retrouve souvent confronté au fait que, dans telle ou telle situation, notre personnage NE PEUT PLUS faire “comme ceci ou comme cela”.
Il nous entraîne dans une direction que nous ne souhaitions pas au départ… Voire, il nous empêche de finir l’histoire par le joli rebondissement que nous avions entrevu!

Dans ce cas, l’élaboration des péripéties est faite en fonction du personnage. Du coup le personnage est responsable du rythme dramatique de notre scénario!
Personnage insignifiant, histoire insignifiante !

Mais plus le personnage est psychologiquement réussi, à la fois riche et victime de son passé, ayant des objectifs contrariés, tributaire d’un destin impitoyable… confronté à un rival tout aussi intéressant, et plus l’intrigue sera formidable.

En conclusion, méfions-nous des situations un peu trop fortes ou trop “action” (prononcé à l’américaine avec la mâchoire un peu en travers).

Ces situations décidées à l’avance, provoquent toujours un certain “asservissement” des personnages à l’intrigue les privant de leur libre-arbitre…
Ca vaut le coup de construire un personnage, de creuser sa psychologie… mesurer les influences de son environnement, de son éducation, de sa religion… mais demain est un autre jour !

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